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Re:Nouvelle : Irina Il y a 2 Mois
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† Chapitre VI : Don †
Ma gorge brûlait. Une envie incontrôlable avait pris possession de moi. L'envie de faire du mal, si forte, si enivrante. Je m'imaginai me donnant à plusieurs atrocités sur la fille -Sans chercher à savoir qui elle est-, comme la noyer, l'étrangler, lui arracher les membres un à un, ou la mettre sur le bûcher, à ce qu'il parait le feu faisait horriblement souffrir les vampires, s'en devenait presque amusant, à tel point que j'en souris. Ma douleur s'estompait au fur et à mesure que ces visions se suivaient, j'étais focalisée sur la voix, à presque en entendre ses cris, ses implorations : Pitié.
Comme j'adorai ce mot tout à coup! J'aurai pu sautiller comme une vraie folle -D'ailleurs ne l'étais-je pas en cet instant même?-
Trop réels, ces cris, beaucoup trop. Tellement vrais... Parce qu'ils l'étaient. Je m'en rendis compte seulement à l'instant où la porte s'ouvrit dans un fracas. Deux yeux rouges étonnement brillants me fixaient, ce fut désagréable.
Je voyais à travers eux toute l’horreur que je lui faisais ressentir. Xénon m’attrapa le bras, certainement tout aussi étonné que la vampire et moi-même. Je tournai mon regard vers lui. Affreux. Cette fois, c’est lui qui avait peur de moi. Enfin, c’est ce que je croyais entrevoir de lui en tout cas. Alors moi non plus, je n’étais pas normale ?
Ah ! Ca me fait rire, personne n’est normal au fond, mais moi, je cumule !
-Bon… sang…, bégaya-t-il, tu es plus dangereuse que je ne le pensais.
-C’est moi qui fait ça ?
-Oui… Je crois. C’est un don… Assez rare, pour le moins dangereux quand on sait l’utiliser. On ne lui a pas donné encore de nom très… scientifique, c’est juste faire… « Le bien ou le mal ».
Le bien ou le mal, si facilement ? J’étais partagée entre soulagement et peur. Car si je ne contrôlais pas ce don, je pourrais très bien blesser Xénon lui-même. Voilà qui pourrait m’aider à me défendre. A en juger par cette vampire toujours paralysée sur place, cette faculté n’était pas à prendre à la légère.
Les journées suivantes furent assez éprouvantes. La vampire était repartie, avec haine, et avais promis que je payerai cet affront. Je n’y fis même pas attention. Xénon m’aida à contrôler mon don, et j’apprenais vite. Il me suffisait au final de mentionner simplement l’état d’esprit dans lequel je voulais plonger une personne. Bien que je fusse contre pour l’aspect malsain de la chose, Xénon servit de cobaye. J’en profitais parfois un peu trop selon lui.
Ca facilitait aussi nos ébats, je pouvais facilement contrôler ses pulsions, le calmer, ce qui rendait notre relation plus facile à vivre, surtout pour lui.
-Dis-moi, tu as de la famille ?
-Pas vraiment. J’appartenais à une famille assez importante, mais je l’ai quittée il y a longtemps déjà, pour quelques… différents.
-Des différents ?
- Tu sais que la curiosité est un vilain défaut ?
- Tu es en danger c’est ça.
- . . . Irina, je ne mourrai pas. Du moins, je ne te laisserai pas seule, je ne mourrai qu’en même temps que toi.
-Comme si c’était rassurant !
-Ce n’est pas à cause de toi, donc pas la peine de te lancer dans des hypothèses farfelues.
Il m’attrapa par la taille, enfouissant son souffle dans mes cheveux.
-Ne t’en fais pas… Ils ne me feront rien. Alors arrête de paniquer.
-Tu as déjà la vie longue, tu seras encore beau et jeune que moi je serai… vieille et ridée. Tu ne voudras plus de moi quand je pourrai à peine me baisser.
Il éclata de rire. J’eus envie de le suivre mais j’étais bizarrement trop sérieuse pour ça.
-Parfois tu dis vraiment n’importe quoi…
-La première fois... J'ai beaucoup réfléchi alors que tu dormais. Je vais vieillir, moi. Quoi que tu en dises, tu ne survivras pas à ma mort.
Le silence fut long, tellement long... La tristesse que je venais de provoquer me laissa penaude, honteuse... Je n'aurai pas dû parler de ça. La fatalité de ma vie le poussait à remettre en question ses choix.
-Irina... Laisse moi une semaine... Juste une...
Je sursautai, ahurie! Il acceptait de faire de moi toute autre chose que mortelle!
-Je ne te transformerai pas en vampire, ça jamais, je ne ferai pas de toi un prédateur... Non, tu seras ma proie éternelle...
Peut-être était-ce un rêve... Ou peut-être se moquait-il de moi... L'entendre changer d'avis aussi rapidement me faisait un peu peur, mais m'emplissait de joie. Mon amour était quasiment paroxystique en cet instant, je voulais le lui prouver.
-Je sais à quel point ce sera dur pour toi, Xénon... Je te promets qu'après j'obéirai à tes règles... Je te promets que tu ne seras pas malheureux...
Il ne dit rien. Je sentis son étau se resserrer sur mon petit corps.
-Tu en as envie dès maintenant, c'est ça...? Je le sens... tu trembles.
-Irina...
Il haletait. Une fois de plus, je m'étonnais à le voir ainsi. L'idée d'avoir une telle emprise sur lui me semblait un peu injuste, c'était moi qui contrôlais tout. Il était fragile à sa façon, et sa faiblesse c'était moi. Un vrai danger sucré!
Ayant le monopole de mon don, je m'efforçai à le rassurer, je voulais qu'il se sente bien, cela se fit assez bien, je ne le sentis plus trembler. Sa bouche au coin de mon oreille me lâcha un petit « merci » assez faible. Je ne sais pas pourquoi la scène en était devenue triste... Nous nous sommes mis à pleurer, chacun dans les bras de l'autre... Aujourd'hui encore, je n'en connais pas la raison...
La chose se fit, ensuite... nous prouvant notre amour l'un à l'autre, il était devenu extrêmement doux, et je n'eus même pas besoin de contrôler ses pulsions. Il me promit de me transformer la nuit suivante, et lui était devenu un peu heureux de le faire. Je n'allais pas devenir un « monstre » buveur de sang, juste la femme de l'un d'entre eux...
Je passais la dernière nuit de ma vie sans me soucier du jour suivant...
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Kelenne
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Re:Nouvelle : Irina Il y a 2 Mois
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Je me suis arrêtée là.
Je poste la description physique, dont on m'a dit qu'elle était intéressante, à vous de voir.
Description:
Voilà une femme bien attirante qui se dessine sous nos yeux, équilibrée, dont le visage aurait été sculpté par la Beauté elle-même par des efforts Herculéens, une beauté chavirante qui emballerait le cœur du plus froid et indifférent des êtres vivants de ce monde, beauté qui ferait jalouser la plus parfaite des femmes, mortelle ou divine. On ne saurait lui donner une taille exacte, peut être qu’elle s’approchait des un mètre soixante quatre, ce qui est tout à fait suffisant. Une Adonide dans toute sa splendeur.
Et que dire de ce visage fluet, doux et froid à la fois, que l’on veut regarder suavement, ami ou ennemi. Ses prunelles si souvent froncées, acculées d’une rancœur inconnue et en proie à de longs cils majestueux, sont tempérées d’un iris magnifique, aux couleurs de l’argent, tendant vers un blanc de neige, le tout tapissé d’un faible éclat presque en deuil, tout n’est qu’un abysse inexploré ayant avalé la Lune pour la brider de sa lumière, révélatrices de douleur et de charme naturels. Sa chevelure n’a rien du commun, car, les hommes ayant eu l’habitude de posséder une chevelure noircie, sombre, il n’en est rien pour elle. Sa chevelure immaculée, aussi claire et blanche que la craie, descend en vagues douces dans son dos jusqu’aux omoplates, tandis que certaines, d’une rébellion enfantée par une longueur beaucoup moins certaine, oscillent le long de ses épaules et de ses joues, la totalité des mèches assombries par endroits d’éclats opalins tirant vers un argent bleuté. Son nez est droit, aquilin, en parfaite harmonie avec le reste du visage, tout comme la bouche, d’un parme rosé délicat, les lèvres étant été soigneusement façonnées par la nature, telles que, la douceur piquante est visible de loin, donnant l’envie de lui arracher un baiser même au péril de sa vie, pouvant très vite devenir une drogue à qui y a goûté une première fois. Son teint sort de l’ordinaire, car on pourrait facilement la confondre avec les rôdeurs de la nuit, sa peau est pâle, plus diaphane encore qu’une peau d’Albinos.
Irina est de ces femmes qui possèdent une silhouette de rêve, un corps élancé dominé de formes voluptueuses qui restent accordées à son cas, corps à la limite du divin, qui amène chaque femme se retrouvant à côté d’elle à douter de sa propre beauté. Son cou droit, se termine en un buste alléchant, ses clavicules se prolongeant en deux épaules droites et délicates, la poitrine, provocante au naturel sans faire d’excès, se termine en un ventre plat. Ses hanches, sans doute elles aussi dessinées par les Anges, donnent sur deux longues jambes aigrie par les voyages et l’endurance stricte exigée de ceux-ci, ce qui n’est pas vraiment un défaut, car ces efforts on raffermi ses cuisses et ses mollets, maintenant prêts à affronter toute épreuve, des jambes aussi dures que la roche, aussi belles que la glace. Le tout se terminant en des pieds proportionnels à sa silhouette, à la fois chétive et marmoréenne.
Le temps a creusé son sillon, et Irina en a profité. Ayant tout fait pour garder son apparence de fantôme, car cette beauté « morte » ne faisait que renforcer cette image, elle a gardé ce teint blafard toute sa vie. Sur son cou aussi, on peut apercevoir de légères marques, comme des débuts de morsures, trop hésitantes pour avoir percé la chair jusqu’au bout, sans doute un vampire regrettant son geste à la dernière minute, ce qui relève sûrement de l’hérésie, ses marques sont bien présentes, et l’on pourrait se demander pourquoi la peau a refusé de s’en guérir, de cicatriser, comme si elle voulait préserver d’elle-même un souvenir. Comme dit plus haut, son corps s’est raffermi avec l’exercice, ce qui a permis à Irina d’atteindre un corps de femme idéale assez rapidement, plus vite en tout cas que bon nombre d’autres jeunes filles. Le détail le plus troublant, est ce serpent solitaire en guide de tache de naissance sur son rein droit, semblant devoir s’enrouler à un autre, ce qui n’est pas le cas, rendant Irina mystérieuse de part la rareté d’une telle forme, mais aussi par le fait qu’elle ne sait en rien la signification de cette tache, ce qui la perturbe beaucoup.
Irina a pris l’habitude de s’habiller d’un contraste de luminosité et d’obscurité. Son haut, parait simple, une sorte de veste –qui n’en ai pas vraiment une- de lin blanc, surplombé d’un corsage noir de nuit, donc les lacets se trouvent le long du ventre. La ceinture qui est fermement liée à ses reins, abrite une épée qu’elle affectionne tout particulièrement, et qui l’a accompagnée de longues années, elle en prend grand soin comme une partie de son corps. Le pantalon est plutôt simple, d’un beige innocent, adapté au combat et aux grandes enjambées, convenant parfaitement à un temps enneigé, s’engouffrent dans des cuissardes fermement maintenues aux cuisses par deux sangles, sans que pour autant cela ne gêne la traversée du sang, ces cuissardes se finissant en semelles épaisses dotées d’un faible talon, ce qui lui permet de compenser sa petite taille et d’être moins sous estimée. Il lui arrive souvent, plus particulièrement en période de froid, de s’équiper en plus d’un manteau encapuchonné, noir de jais, faisant plus penser à une cape. Puis enfin, Cachée dans sa manche gauche, une lame de poignet attend toujours celui qui se rapprocherait trop prêt d’elle d’un air misogyne ou autre, pour porter un coup fatal…
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Kelenne
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